Pourquoi nous avons créé Songfindr

Songfindr n’a pas débuté avec un business plan pour un produit SaaS. Tout a commencé par un problème qu’on rencontrait en coulisses.
Nous sommes une maison de disques. On travaille avec des artistes indépendants - de vrais musiciens, avec de vrais catalogues - et notre mission, c’est de faire connaître leur musique au monde. Mais à chaque fois, c’était la même histoire : un réalisateur, un YouTuber, un studio de jeux vidéo, une agence - tous entendaient un de nos morceaux et posaient la question évidente. Est-ce que je peux l’utiliser ? Combien ça coûte ? Comment faire ça dans les règles ?
Ça devrait être facile de répondre oui. Mais ce ne l’était pas. Et c’est précisément cette difficulté qui a motivé la création de Songfindr.
Les deux mauvaises options
Quand un créateur veut utiliser une vraie musique, l’univers actuel lui offre deux choix, et aucun n’est à la hauteur.
Option 1 : les banques de loops génériques. Médiocre, rapide, sans âme. La musique y est conçue pour être interchangeable, souvent produite en série, de plus en plus générée par des machines. Elle remplit sa fonction, c’est tout. Et ceux qui la produisent - lorsqu’ils le font - sont traités comme des pièces détachées : payés une bouchée de pain, crédités encore moins. C’est sans friction parce qu’il n’y a rien qui mérite une vraie protection.
Option 2 : La licence traditionnelle. Une vraie musique, oui, mais un vrai parcours du combattant. Emails, devis, négociations, gardiens, attentes. Des termes écrits par des avocats, pas par des créateurs. Conçu pour un univers de gros budgets et longs délais - et impossible à gérer si tu es seul, en pleine urgence pour un court-métrage cette semaine. La musique est bonne, mais obtenir l’autorisation, c’est un mur.
Résultat : le créateur qui voulait simplement utiliser un excellent morceau d’un vrai artiste se retrouve face à deux extrêmes : une musique sans âme ou un process ingérable. Pendant ce temps, nos artistes ont la musique qu’on leur veut - mais sans moyen simple et équitable de dire oui rapidement.
Ce décalage - musique authentique d’un côté, créateurs motivés de l’autre, et rien de pertinent entre - est la raison d’être de notre plateforme.
Ce que nous avons décidé de bâtir
Nous avons voulu préserver tout ce qui fonctionne dans la licence de musiques authentiques, tout en éliminant ce qui rendait le processus insupportable. Trois engagements fermes qui continuent de guider chacune de nos décisions.
Garder la musique authentique. Que des morceaux originaux d’artistes indépendants qui conservent leurs droits. Pas de stock, pas d’intermédiaires anonymes, pas de productions machine. Un catalogue électronique sélectionné où chaque morceau a été choisi par un humain, parce qu’il valait la peine d’être là.
Faire de l’artiste la priorité, pas une victime. La raison d’être de la licence traditionnelle, c’est de protéger et rémunérer ceux qui créent la musique. On ne va pas casser ça. Les artistes gardent la propriété de leur œuvre, ils sont crédités comme auteurs, et ils reçoivent une rémunération à chaque licence. La plateforme doit leur être favorable, sinon, elle ne sert à rien.
Rendre le oui instantané. Pas de devis pour les usages courants, pas d’attente, pas de négociations pour un morceau dans un projet classique. Recherche, test, licence, téléchargement - en quelques minutes. La friction qui rendait la licence traditionnel inaccessible aux créateurs individuels, on l’a supprimée.
Rendre la permission claire. Des tarifs adaptés à chacun : un podcaster avec 500 auditeurs ne doit pas payer comme une grande marque nationale, ni une licence hobby couvrir un tournage commercial. Des licences en langage clair, pour que vous sachiez toujours ce que vous pouvez faire avant de publier.
Une recherche à la façon des vrais gens. Les créateurs ne pensent pas par mots-clés, mais par ambiance, scène, référence. La recherche doit permettre de décrire le son avec ses propres mots, ou uploader un morceau proche, et de découvrir la musique en fonction de son univers - pas selon un label ou une étiquette.
Pourquoi c’est connecté à un distributeur, pas à une banque de sons
C’est ce qui distingue Songfindr d’un startup de recherche musicale. Et c’est important d’être clair : Songfindr appartient à une société dont le cœur de métier est de défendre les artistes indépendants. Ce n’est pas un simple coup marketing ajouté après coup, c’est la base même de la plateforme.
Cela signifie que le catalogue repose sur de vraies collaborations avec des musiciens, pas sur un index récupéré à la va-vite. Cela veut dire aussi que « les artistes conservent leurs droits et sont payés » n’est pas une promesse en l’air : c’est la façon dont on construit notre business, structurée pour que chacun y trouve son compte. Les artistes gagnent leur vie en laissant leur catalogue accessible, et les créateurs ont un accès simple à une musique authentique qu’ils peuvent licencier - sans perdre leurs droits.
Une banque de sons profite de la musique bon marché et interchangeable, alors que nous, on facilite l’accès à de la musique vraie, et on rémunère équitablement ses auteurs. Ce sont deux entreprises très différentes, et ça se voit dans tout : du catalogue aux contrats.
La version courte
Songfindr existe parce que le monde de la licence proposait aux créateurs deux mauvaises options - stock sans âme ou process long et compliqué, et nos artistes méritaient mieux. Les créateurs qui veulent utiliser leur musique aussi. On a donc créé la réponse : de la vraie musique d’artistes indépendants, instantanément licenciable, à un prix juste, avec l’artiste toujours dans la transaction. Ce n’est pas qu’une liste de fonctionnalités. C’est la raison d’être de tout ce projet.
Curieux de voir comment ça se traduirait concrètement ? Parcourez le catalogue, téléchargez un morceau gratuitement pour le tester, et voyez comment "Est-ce que je peux l’utiliser ?" devient rapidement "C’est fait."

